Le pion de la vie



On me demande souvent : À quoi tu penses? À rien, je leur réponds.

Mais pourquoi? On me demande encore.

Pourquoi est-ce que je devrais penser? Plutôt que de penser, je préfère imaginer. Je préfère rêver et je préfère voir. Penser est fait pour les situations qui le demandent, pas pour mon temps libre.

Plutôt que de penser, j’aime réfléchir. Penser, c’est utiliser des mots sans savoir quoi en faire. Réfléchir, c’est utiliser des mots en projet de trouver une question. Plutôt que de penser, je préfère questionner. Utiliser des mots en projet de trouver une réponse.

Les autres ne le feront pas pour moi. Je ne le ferai pas pour eux non plus. Alors qu’ils sont occupés à penser, moi, j’apprends. J’essaie, je note, je m’améliore. Plutôt que de penser à mon livre, j’écris. Plutôt que de penser à une tâche, je la fais. C’est ce qui constitue une vie saine.

Pour vivre, il faut agir. Pour agir, il faut vivre, l’un ne vient pas sans l’autre. Alors pourquoi est-ce que je ne pense pas? C’est parce que je suis trop occupée à devenir meilleure, jour après jour, parce que je souhaite être le modèle que tu penses pouvoir être.

Mais moi, plus que d’y penser, j’y travaille. Alors, plutôt que de penser, lève les yeux et fonce. Si tu dois tomber, relève-toi et recommence, car si tu continue sur la même voie, tu n’avanceras jamais. Sur l’échiquier, tu continueras d’être le pion de secours qui, à la fin, n’aura servi à rien.

#Spectredelautisme #Emplois #Socialisation

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