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Mon parcours de vie

Mis à jour : 24 oct 2019



Ce texte va résumer ma vie dans les grandes lignes, telle que je m’en souviens.

Je suis né en Avril 2000 à Saint-Jean-sur-Richelieu. Lors de ma naissance, le médecin m’a malencontreusement cassé les 2 clavicules. Dû à cela, je pleurais la majorité du temps dû à la douleur causée. Quand ma blessure fut finalement guérie, je pleurais encore, mais cette fois dû à des terreurs nocturnes. Pendant ma petite enfance, je ne parlais pas du tout, pas avant d’avoir 3 ans en tout cas, et même là, ça restait des mots plutôt simples. C’est également à cet âge que j’ai obtenu mon diagnostic, qui signifiait que j’allais avoir des difficultés supplémentaires pendant ma vie.

Quand j’étais petit, j’étais un enfant assez agressif et impulsif. J’arrachais les cheveux de ma sœur, j’avais des problèmes sociaux, et je pouvais piquer une crise de façon inattendue. Pour tout vous dire, quand j’allais à la garderie, aucun des employés ne voulait s’occuper de moi excepté pour une seule femme qui me prit sous sa garde lorsque j’y étais. D’ailleurs, cette femme est maintenant ma grand-mère par alliance, puisqu’elle est la mère de mon beau-père. Mais retour à ma vie. Vers 6 ans, je me suis calmé et je suis passé d’un enfant agressif et impulsif à un enfant doux et passif. Oui, c’est un changement à 180° en termes de comportement, mais c’est ce qu’il s’est passé. Toutefois, avant ce grand changement, j’ai commencé l’école à l’École Marie-Rivier dans une


classe spécialisée. Je faisais souvent des ateliers à l’École Marie-de-Rome, une école se situant sur la même rue que la mienne et où ma sœur faisait sa maternelle. J’ai ensuite fait ma maternelle à l’École du Boisé, avant que je ne commence le primaire à Chambly en école régulière, à l’École de Bourgogne. Pendant mes 4 premières années de primaire, je fus intimidé par plusieurs autres élèves. Par contre, ma mère ne laissa pas cela passer, se plaignant à l’administration de l’école dès que quelque chose n’était pas adapté pour moi. Dieu qu’ils devaient la détester. Toutefois, à la 5ème année, je n’avais plus de problèmes liés à l’intimidation. Non, les problèmes venaient plus de ma paresse, puisque je passais mon temps à lire des livres et à ne pas faire le travail. Ce n’est pas quelque chose dont je suis fier, disons-le.


Toutefois, aux vacances de ma 5ème année, moi et ma famille avons déménagés à Napierville, et j’ai donc fait ma 6ème année à Napierville à l’École Daigneault, où je n’étais pas le seul ancien élève de l’École de Bourgogne. Cette année-là s’est très bien passée comparée aux autres. Les gens m’acceptaient comme j’étais malgré ma différence, j’étudiais bien et l’ambiance était plaisante. En secondaire 1, toutefois, la paresse a à nouveau montrée sa tête, et mon secondaire 1 à l’École secondaire Louis-Cyr fût comme ma 5ème année. À ce moment, j’avais besoin d’un genre d’année sabbatique. Je fis donc mon secondaire 2 à la maison, ce qui amenait des facilités comme des difficultés. J’avais 2 professeurs pour m’enseigner les matières de base et ma mère m’enseignait le reste des matières. Toutefois, lorsque vint le temps de mon secondaire 3, je décidais de retourner à l’école, trouvant plus de pour que de contre quand vint la


question d’y retourner. Mon secondaire 3 ainsi que mon secondaire 4 se passèrent sans trop d’histoires intéressantes, excepté la rencontre de certains amis que j’ai encore aujourd’hui ainsi du fait que j’ai fait partie du dernier groupe à profiter du cours optionnel de géographie. Par contre, le secondaire 5 contient un peu plus d’histoire. Par exemple, lors de ma cérémonie des finissants, j’ai gagné la Médaille de l’Assemblée dû à ma persévérance. J’en suis encore assez fier. Mon bal était également assez mémorable, et mon après-bal l’était encore plus, quoi que ce ne soit pas forcément pour les bonnes raisons dans le cas de ce dernier événement.

Ensuite vint le cégep. Oh mon dieu, le cégep. Je suis rentré au Collège de Bois-de-Boulogne en Sciences informatiques et mathématiques, mon passé en tant qu’élève talentueux en science me faisant penser que je serais à ma place. Pas du tout! Je n’ai pas réellement apprécié mon temps académique au cégep, excepté dans les matières de bases et quand je n’avais pas de cours ou de devoirs, ce qui était peu. J’ai abandonné après la 2ème session. Toutefois, je ne regrette pas mon passage, puisqu’il m’en a appris plus sur moi-même, comme mon intérêt pour la littérature et l’écriture. Passer de la science à la littérature… Un autre virage à 180° dans ma vie, tiens.


Finalement, où j’en suis au moment où j’écris ce texte. J’ai 18 ans, je vis dans le sous-sol de ma mère, mais ce n’est pas un échec. C’est simplement une étape vers mon indépendance, car je suis maintenant à Autismospolis en tant que membre du programme de préparation à l’emploi pour avoir une idée de ce que je veux faire avec ma vie, car je ne veux pas refaire la même erreur qu’au cégep. J’attends avec impatience de voir ce que me réserve le futur.


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